Comment ça marche ?        Qui sommes-nous ?      Contacts        Infos légales       Partenaires



       

                                    

                                    



 


Visite de Madame Fadela Amara dans un CFA de Paris

Mardi 28 avril 2009 – Aujourd’hui, la Secrétaire d’Etat chargée
de la politique de la Ville s’est rendue à l’Institut des Métiers
et des Comptences (IMC) situé à Paris, un Centre de Formation
en Alternance du groupe Randstad France. Un constat positif.

Atmosphère studieuse. Les classes sont pleines. Ambiance tendue à quelques semaines
de décrocher un BTS. Pour les uns, ce CFA situé au cœur de Paris, c’est une opportu-
nité pour entrer dans la filière de la communication, pour d’autres à celle de la maintenance
informatique… et bien d’autres carrières encore. Un CFA, entendez un Centre de Formation
en Alternance, c’est le meilleur moyen d’entrer de plain pied dans le monde de l’entreprise tout en renforçant son bagage technique au contact de formateurs expérimentés. « Grâce à ce système, j’acquiert une maturité, je passe de la théorie à la pratique sur le terrain des entreprises, je comprends mieux ce que sera mon métier » dit l’un. « Je débute dans ce CFA et j’apprends à valoriser mon CV, une lettre de motivation, à téléphoner à des entreprises, je bénéficie d’un accompagnement sur mesure et sans l’aide de mes tuteurs, je ne saurais pas le faire » dit un autre. Sourire bienveillant voire encourageant de Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville venue à la rencontre de ces jeunes qui ayant quitté le parcours classique se regroupent dans ce CFA, parmi tant d’autres. Un moyen, une route formidable pour tous ceux qui, égarés lors de leurs parcours scolaire, veulent s’en sortir, trouver un emploi. Ainsi, un CFA permet à ceux qui ont abandonné leurs études après le Bac de renouer avec les études avec la chance de pouvoir appliquer sur le terrain, entendez les entreprises, les connaissances qu’ils acquièrent au fil des mois. Lors de la visite de Fadela Amara, quelqes entreprises étaient là pour témoigner. Zara, Suez, Paprec, JC Decaux et Randstad, fondateur de l’Institut des Métiers et des Compétences. Chacun des partenaires est satisfait de ce mode de contrat en alternance, assuré que c’est le meilleur moyen pour bon nombre de jeunes de s’insérer dans l’entreprise. Notamment chez Suez le message est clair : « Pour nous c’est un moyen formidable pour le recrutement et la formation avec comme finalité : l’embauche du jeune candidat. ». Reste malgré tout une préoccupation récurrente de la part des élèves-apprentis : l’argent. En moyenne, ils sont rémunérés entre 400 à 600 euros par mois ce qui ne leur permet pas de payer un loyer. Tout le monde n’a pas la chanche d’avoir des parents aptes à subvenir à leurs besoins. Alors que faire ? D’autant qu’il est impossible à ces « apprentis » de bénéficier de chambres universitaires… Un problème que Fadela Amara a bien retenu lors de sa visite et qu’elle compte examiner avec la plus grande attention.
La Secrétaire d’Etat a rappelé l’effort qu’allait consentir le Gouvervenement pour aider les entreprises à favoriser l’emploi des juniors : 1,3 milliard d’euros devraient ainsi être alloués pour soutenir l’apprentissage, les contrats de professionnalisation, les stages, les contrats aidés et la formation (voir article du 24 avril : Emploi/formation des Jeunes). Comme le souligne Fadela Amara, « il s’agit là d’un investissement que consacre l’Etat, car vous les jeunes, vous êtes des forces vives, vous représentez l’avenir de notre pays ».

La visite ne pouvait s’achever sans un mot sur les autres jeunes, ceux sans grade, sans diplôme qui n’auront pas la chance d’obtenir un ticket d’entrée dans un CFA. 150 000 jeunes sont concernés. Et de répéter les mesures lancées par Nicolas Sarkozy : démultiplier les contrats d’accompagnement formation, soutenir les missions locales, ouvrir des écoles de la deuxième chance… « Il faut parvenir à labelliser ses écoles selon une charte en cours de réflexion, nous nous y engageons » Autre projet à l’étude : créer une banque centralisée de stages où tout un chacun pourrait venir piocher, sans se perdre dans les méandres d’Internet et autres impasses, afin de réussir à pénétrer un jour ou l’autre dans le monde de l’entreprise.